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Signature d’un accord de coopération transfrontalière Sénégal–Guinée-Bissau : une avancée pour la conservation des paysages connectés

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Une coopération transfrontalière pour connecter les territoires et renforcer la conservation

La signature de l’accord de coopération entre le Sénégal et la Guinée-Bissau pour la conservation et la gestion intégrée de la zone côtière transfrontalière Cacheu–Basse-Casamance marque une étape importante dans le renforcement de la coopération environnementale entre les deux pays et la création d’une réserve de biosphère. Au-delà des frontières administratives, Cacheu et la Basse-Casamance forment un même continuum écologique, composé de mangroves, de bolongs, de vasières et d’habitats essentiels à de nombreuses espèces. L’accord prévoit notamment de renforcer la conservation de la biodiversité, le suivi écologique, la recherche, et la gestion durable des ressources, avec l’ambition de construire une future réserve de biosphère transfrontière

Une dynamique qui fait écho à l’approche Corridor de WIACO

Pour Wetlands International Afrique – Côte Occidentale et Golfe de Guinée (WIACO), cette dynamique illustre une conviction centrale : la conservation ne peut plus être pensée uniquement à l’échelle d’un site ou d’un projet.

Depuis plusieurs années, WIACO travaille à renforcer les connexions entre les territoires de mangroves du Sénégal et de la Guinée-Bissau. En Casamance, l’organisation accompagne la conservation et la restauration des mangroves à travers Rooted Resilience et le programme Mangrove Capital Africa ; en Guinée-Bissau, elle intervient notamment dans les paysages de Cacheu et Cantanhez, en collaboration avec les communautés et les institutions nationales. 

🔗 Du site au paysage, du paysage au Corridor

L’approche Mangrove Corridors portée par WIACO s’inscrit précisément dans cette évolution : passer d’interventions isolées à une approche territoriale permettant de préserver les continuités écologiques, de renforcer la résilience des communautés et de favoriser une meilleure coordination entre les acteurs.

Dans cette perspective, la coopération Sénégal–Guinée-Bissau constitue un cadre institutionnel particulièrement important pour :

  • connecter la Basse-Casamance et le Cacheu au sein d’une même vision écologique ;
  • renforcer la coordination transfrontalière des actions de conservation ;
  • partager les données, les connaissances et les bonnes pratiques ;
  • renforcer l’implication des communautés dans la gouvernance des territoires ;
  • créer les conditions d’une mobilisation commune des financements pour la conservation.